Le constat
Un parti peut obtenir une forte majorité de sièges sans réunir la majorité des voix. Parallèlement, l’accès à l’information demeure lent, le lobbyisme difficile à suivre et les régions souvent consultées après que les arbitrages essentiels ont déjà été faits.
La confiance ne se rétablit pas par une campagne de communication. Elle vient de règles prévisibles, de données ouvertes, de contre-pouvoirs indépendants et de la possibilité réelle pour les citoyennes et citoyens d’influencer les budgets.
Décisions proposées
Un mode de scrutin proportionnel mixte
Soixante-quinze circonscriptions conserveront un lien territorial et cinquante sièges régionaux corrigeront la proportion, avec un seuil de 4 % et des listes ouvertes.
Voter dès 16 ans
L’abaissement sera accompagné d’éducation civique non partisane, d’inscription automatique et de bureaux de vote dans les cégeps, écoles et communautés éloignées.
Rendre visible l’influence
Les agendas ministériels, mémoires reçus et rencontres de lobbyisme seront publiés dans un format consultable. Le Commissaire à l’éthique pourra imposer des sanctions administratives.
Des budgets participatifs permanents
Au moins 2 % des investissements municipaux et régionaux seront décidés par des processus citoyens accessibles, avec soutien particulier aux petites municipalités.
Financement
La réforme électorale et les nouvelles infrastructures de transparence coûtent environ 290 M$ au démarrage puis 75 M$ par année. Les budgets participatifs réorientent des crédits existants plutôt que d’ajouter une dépense.
Calendrier
Projet de loi électorale au premier automne parlementaire; nouvelle carte et systèmes testés pendant deux ans; premier scrutin proportionnel au plus tard à l’élection générale suivante.
