01

L’énergie la moins chère est celle qu’on ne gaspille pas

Des centaines de milliers de logements chauffent encore l’extérieur par des murs et fenêtres mal isolés. Les commerces et industries disposent de projets d’efficacité rentables qui restent sur les tablettes faute de financement, de personnel ou de visibilité sur les tarifs.

Nous proposons de traiter l’efficacité énergétique comme une source d’approvisionnement. Hydro-Québec achèterait des « négawatts » vérifiés aux ménages, municipalités et entreprises, au même titre qu’elle planifie une nouvelle production.

02

Électrifier ce qui réduit vraiment le pétrole

Le premier usage stratégique de l’électricité supplémentaire doit être le transport collectif, les autobus interurbains, le chauffage des bâtiments et les procédés industriels difficiles à décarboner. Subventionner indistinctement la demande augmente la pointe hivernale et peut obliger à construire des capacités coûteuses utilisées quelques jours par année.

Chaque grand projet industriel recevra donc un bilan public: emplois permanents, valeur ajoutée locale, consommation d’eau, coût de branchement, émissions évitées et effet sur les tarifs. Un tarif préférentiel devra être lié à des obligations vérifiables.

03

Garder la décision publique

Hydro-Québec doit demeurer propriétaire et opératrice des réseaux structurants. Les coopératives et communautés peuvent produire localement, mais les contrats doivent publier les coûts complets et éviter une privatisation silencieuse des meilleurs sites.

Un Conseil citoyen de l’énergie examinera le plan d’approvisionnement, les exportations et les grands contrats avant leur approbation réglementaire. Ses avis seront publics, tout comme les modèles ayant servi aux prévisions.

Notre avantage hydroélectrique vaut davantage lorsqu’il réduit une facture, un litre de pétrole et une inégalité à la fois.